Et quand la francaise s'improvise irlandaise.

Et quand la francaise s'improvise irlandaise.
17degres. Dehors un pluie aux gouttes fines aiguisées comme des lames de rasoirs semblent vous cisailler les joues alors que du bout de vos doigts glacés vous cherchez vos clés pour enfin rentrer dans cette douce maison a l'odeur de thé noir. Quelques mots dans un anglais des plus négligeables pour avoir un regard attendri qui semble vous caresser la joue : ici, il n'y a pas que la température qui soit fraîche : ici ils ne vivent qu'avec quatre sens, comme si le cinquieme, le toucher, avait disparu. Non, ici ils ne touchent pas. Ils n'embrassent pas. Ils ne caressent pas. Ils ne calinent pas. Ils se contentent d'un merveilleux sourire accompagné d'un regard fort bleu, comme s'ils avaient prit la couleur du ciel, ne lui laissant que le gris et les nuages. Au début vous vous demandiez bien souvent comment vous alliez pouvoir vivre ainsi, sans chaleur humaine, et a chaque fois vous en avez conclu que vous vous contenteriez de la chaleur du radiateur et de la laine. Et pourtant, malgres vos doigts de pieds congelés, vous vous sentez terriblement bien, une sensation que vous n'aviez jamais connu chez vous : l'impression de subir une chaleur fraîche, la peau froide et les sueurs chaudes. Les gouttes de pluie se sont métamorphosées en grandes flaques qui reflettent les couleurs vertes des arbres touffus et des buissons bien garnis que les jeunes meres taillent pendant que les enfant sont partis avec leurs uniformes a l'école. Peut-être auront-elles une cup of tea alors que leur tendre maris arrosent les plantes sous une pluie qui refaisait surface. Ici l'eau coule a flot, et le soir venu, vous vous imaginez les légendes celtiques au bord des lacs du Connemara ou les poemes qu'auraient cité les galants Irlandais sur des barques navigeant sur la Lifey.
Oui, ici
, vous ne vous étiez jamais senti aussi bien, aussi paisible : l'air frais de l'Irlande dans vos poumons semble évacuer toutes les toxines qui s'étaient incrustées dans votre peau et esprit lorsque vous étiez Francaise.

J'aime ma vie ici, la, en Irlande.

# Posté le mercredi 13 septembre 2006 09:58

Et quand arriva le moment où tout bascula.

Et quand arriva le moment où tout bascula.
Quand l'été approche et le printemps fait ses adieux, une étrange nostalgie des temps passés s'empare de moi. Des images, des flash-backs à la Spielberg, des fantômes attachants dans le style 6ème sens : ils ont l'air attendrissants, et quand ils se retournent, ils ont la face déchirée. Bref je m'éloigne, je m'égare !
La
nostalgie, elle pue les abats. Celle qui arrache tous nos boyaux pour les étaller contre le mur, pour écrire les souvenirs dégoulinant de sang et de pleurs. Se dire que le temps d'avant, les histoires d'antan, étaient bien mieux que ceux présents. Se mentir un peu plus, s'effondrer un peu plus, s'imaginant s'engouffrer sous la terre profonde et humide de le pluie printanière. Cette terre qui a soif de pleurs et d'émotions intense devient sables mouvants pour quelques instants volés de l'espace temps ! Car quand vient l'été, sécheresse et chaleur étouffante se pose sur elle, le changement saisonnier est brutal, singlant. Nul ne se rend compte que l est bien présent, alors que sa chaleur sèche nos sanglots.Ce changement inéluctable nous pousse à marcher sur les terres stériles et arides, comme notre peau rougie par le soleil montant où coulaient auparavant les larmes d'antan ! L'été me répugne, me repousse et me fait aller de l'avant; elle m'oblige à avoir un pied dans le présent, dans le sable des rivages plus résistants que ceux de naguère.

Eté oblige, il faut aller de l'avant, oubliant les moments de jadis, où régnaient tulipes et iris, dont nos pleurs nourrissaient la rosée, pour repousser les souvenirs persistants. Eté ne rime pas avec nostalgie, mélancolie; abandonnons le printemps, rejettons toutes ces souvenances, et acceptons à coeurs déchirés le présent.

# Posté le mardi 30 mai 2006 13:19

Et quand l'inspiration fut source de trous...

Et quand l'inspiration fut source de trous...
J'ai envie de faire valser les phrases, de les faire rimer, de jongler avec elles avec aisance. Des mots se chamboulent dans ma tête et aucune phrase ne sort. Funeste destin ! Ca part un peu dans tous les sens, comme si j'avais besoin d'extérioriser quelque chose qui en réalité n'existe que dans mon imagination. Qui ne peut pas prendre place sur un bout de papier, sur un coin de table ou tout simplement sur un clavier. Mes doigts glissent sur les touches, j'essaie de jouer de la musique avec elles en associant les mots, et je ne réussit qu'à faire des fausses notes. Mélodie incessante dans ma tête, impossibilité de vous la chanter.
Cela m
e frustre. Je voudrais les aligner pourtant, ces mots. Jouer une mélodie avec eux, trouver un rythme des accentuations, des murmures...Des cris! Impossible, impossible! Les rimes pointent le bout de leur nez et meurent dès leur naissance.

Fausse couche !

Image : Tout ça pour dire que j'irais bien voir l'expo Magritte tout en papier à paris.

# Posté le samedi 06 mai 2006 13:55

Et quand la poésie resurgit...

Et quand la poésie resurgit...
"Le grand amour change forcément ton comportement
Dès
le premier jour faut bien choisir ton compartiment
Siè
ge couloir ou contre la vitre y faut trouver la bonne
place

Tu ch
oisis quoi ? Une love story d'première ou d'seconde
cl
asse ?

Dans
les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son
visage
Tu ca
lcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages
Tu t'sens vivant, tu t'sens léger et tu ne vois pas passer
l
'heure
T'es
tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le
c
ontrôleur..."


Les voyages en train de Grand Corps Malade

La chanson est beaucoup plus triste en vrai. Mais comme il dit ...

"J'ai constaté que la douleur était une bonne source
d'ins
piration
Et
que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la
di
rection
La c
olère et la galère sont des sentiments productifs
Qui
donnent des thèmes puissants, quoi qu'un peu trop
rép
étitifs
A cr
oire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos
cris

Et qu
'en un battement de cils un texte triste est écrit
On
se laisse aller sur le papier et on emploie trop de
métaphores
P
ourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas
no
us rend plus forts"


Je dors sur mes deux oreilles de Grand Corps Malade

Tou
t ça pour dire qu'il a une voix singulière,il jongle avec les mots, poète de Saint Denis... Et surtout, que la poésie revient à la mode, change de style vestimentaire et devient slam.

J'
aime, j'aime, et je re-aime.

Au risque de faire de la publicité et de passer pour une gourde de fan : Vive les chansons de Grand Corps Malade.
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# Posté le samedi 29 avril 2006 14:11

Modifié le lundi 23 juillet 2007 02:21

Et il y a de moments comme ça...

Et il y a de moments comme ça...
Le bonheur je trouve ça vicieux. Mesquin.
Il arrive comme ça lui, d'un coup, comme un éboulement sur une personne établie dans sa vie à la normalité morose ( serait-ce un pléonasme... ?) Il passe par la faille d'un mur de l'immeuble qu'est l'être humain, fragilisant ses bases. Il monte par les tuyaux, les fils électriques, ne voulant pas prendre l'ascenseur de peur de se faire repérer par les caméras de surveillance, pour arriver à la tête du bâtiment. Interroger, négocier avec le patron? Non. Une simple prise d'otage, bug informatique, réseau saturé, il faut tout rebooté.


Tiens, voici un doute qui submerge mon simple esprit.
Je vais refaire mon article en dessous, oui là, en dessous :


Le malheur je trouve ça vicieux. Mesquin.
Il arrive comme ça lui, d'un coup comme un éboulement sur mon personne établie dans sa vie à la normalité morose ( serait-ce un pléonasme... ?) Il passe par la faille d'un mur de l'immeuble qu'est l'être humain, fragilisant ses bases. Il monte par les tuyaux, les fils électriques, ne voulant pas prendre l'ascenseur de peur de se faire repérer par les caméras de surveillance, pour arriver à la tête du batiment. Interroger, négocier avec le patron? Non. Une simple prise d'otage, bug informatique, réseau saturé, il faut tout rebooté.


Ca marche, en plus.

Conclusion : Il n'y en a pas.


Ah si, un ps est nécessaire je crois. Je ne suis pas déprimée, au contraire je vis dans un bonheur fou.


Ou sinon cette photo est donc de Kaka et je l'adore ( la photo. Un peu kaka aussi mais ça dépend des jours. =D )

# Posté le samedi 29 avril 2006 13:42

Modifié le mardi 24 juillet 2007 04:00